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8,4 milliards de dirhams de plus à saisir à l’export pour les entreprises marocaines en 2015

05.11.2014
Euler Hermes leader mondial de l’assurance-crédit, a présenté à Casablanca les principaux résultats de son Observatoire International du Commerce, pour sa deuxième édition. Euler Hermes analyse les tendances de l’économie marocaine, avec une attention particulière sur les opportunités et les risques pour les PME et PMI marocaines à l’export.
 

 

Un faux départ pour la croissance mondiale

La croissance du PIB mondial sera pour la quatrième année consécutive en dessous de 3% (2,5% en 2014 et 2,9% en 2015) en raison des nombreux risques qui continuent de peser sur les bilans des entreprises. À noter: la stabilisation de la demande dans les pays émergents, la reprise à feu doux en Europe, les risques de liquidités et de change, et la résurgence des risques géopolitiques.

« 2014 a été une année compliquée et 2015 sera légèrement meilleure. En revanche, ce ne sera pas un long fleuve tranquille pour les entreprises. Les délais de paiements resteront à des niveaux élevés, 73 jours en moyenne, et le nombre de défaillances devrait baisser de seulement 3% maintenant la sinistralité toujours 20% au-dessus de son niveau d’avant-crise,» explique Ludovic Subran, chef économiste du Groupe Euler Hermes.

Le Maroc devra également attendre 2015 pour un coup d’accélérateur

Trois ans après les printemps arabes, l’Afrique du Nord ne s’est pas encore remise économiquement, mais le Maroc continue de tirer son épingle du jeu. Cependant, la croissance du premier semestre a marqué une pause, s’expliquant en partie par un secteur agricole (15% de la valeur ajoutée) fortement affecté par de mauvaises conditions climatiques. Euler Hermes attend 3% de croissance pour le Maroc cette année.

« L’économie marocaine devrait aller mieux en 2015 : nous prévoyons 4,2% de croissance, portée par plus de consommation des ménages et d’investissements des entreprises. En revanche, l’environnement des affaires reste agité ; en témoigne l’augmentation attendue des défaillances d’entreprises de 10% en 2015, identique à celle de 2014 », déclare Tawfik Benzakour, Directeur général d’Euler Hermes au Maroc.

Export : la bonne nouvelle

Le léger mieux de croissance qui se profile chez les principaux partenaires économiques du Maroc, représente une manne pour les exportateurs marocains et les entreprises qui veulent se lancer à l’export.

« En 2015, les exportations marocaines devraient augmenter de 8,4 milliards de dirhams pour tutoyer 240 milliards de dirhams à fin 2015. L’Europe, mais aussi l’Inde et l’Afrique, sont les destinations où ces opportunités additionnelles sont à saisir, notamment dans les secteurs produits chimiques, de l’agro-alimentaire et du textile » ajoute Ludovic Subran.

Parmi les opportunités sectorielles soulignées par Euler Hermes dans la deuxième édition de l’Observatoire International du Commerce on retrouve :

  • Les engrais phosphatés : le Maroc est le 2ème producteur mondial avec 6,4 Mt en 2013. L’Afrique sub-saharienne représente un fort potentiel alors que le ralentissement de la croissance brésilienne pèse sur les exportations vers ce nouvel eldorado.
  • L’agro-alimentaire : le Maroc bénéficie d’une richesse et d’une diversité liée à une agriculture qui représente 15% de la valeur ajoutée du pays. En revanche, l’industrie alimentaire ne représente qu’un quart des exports en valeur et pourrait se développer pour gagner davantage de marchés, notamment au Moyen-Orient.
  • Les composants et équipements électriques et électroniques : les exportations devraient atteindre l’équivalent de 110 millions d’euros en 2015. Les principaux marchés de croissance à l’export se situent en Europe, notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Espagne, mais aussi l’Algérie.
  • L’automobile et l’aéronautique : grâce à la compétitivité-prix (coût du travail en augmentation mais trois fois moins cher qu’en Europe de l’est) dont jouit le Maroc, ainsi que l’investissement en savoirs et savoir-faire, les filières automobiles et aéronautiques se développent pour l’export notamment vers l’Europe.
  • Le tourisme : le Maroc est une destination touristique prisée et diversifiée en gamme. Le développement du tourisme notamment en provenance des pays émergents présente de vraies opportunités pour le parc hôtelier, la restauration, l’artisanat, et les services proposés aux visiteurs.

Pour capter cette demande adressée au Maroc, de nombreux efforts sont portés par les pouvoirs publics et le secteur privé afin d’aider davantage les entreprises marocaines, stimuler l’investissement, et les protéger dans leur course au grand export.

« Dans une période où de nombreux pays, y compris en Europe, deviennent plus compétitifs, le Maroc continue de muscler son ‘appareil export’ à travers le Plan National 2014-2020, les zones de libre-échange, et l’investissement en infrastructures. La boîte à outil pour accompagner les PME et PMI s’enrichit aussi avec une plus grande utilisation de l’assurance-crédit notamment, pour éviter les impayés et conquérir durablement de nouvelles parts de marchés ». conclut Tawfik Benzakour.


En 2015, les exportations marocaines devraient augmenter de 8,4 milliards de dirhams pour tutoyer 240 milliards de dirhams à fin

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