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Euler Hermes met en lumière le potentiel de croissance du commerce intérieur et d’exportation de la Turquie

29.11.2012
​Euler Hermes a apporté récemment un éclairage sur les scénarios économiques mondiaux et turcs, ainsi que sur les tendances de l’assurance-crédit à près de 100 clients et dirigeants d’entreprise à Istanbul.
 

​Devant un parterre de dirigeants, Wilfried Verstraete, président du Groupe Euler Hermes, a évoqué l’actualité et les prévisions relatives à l’économie mondiale, au potentiel d’exportation des marchés émergents et aux scénarios de croissance.

 

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Voici quelques points clés des discours prononcés lors de cet événement :

Wilfried Verstraete, président du Directoire d’Euler Hermes
  • Le PIB turc est aujourd’hui le sixième d’Europe à 622 milliards d’euros. Pays stratégique en plein essor, la Turquie est en train de devenir un véritable « pont » économique entre l’Europe et la région Asie/Moyen-Orient/Afrique du Nord.
  • Une multitude de nouvelles opportunités en matière d’exportation se font jour pour les entreprises turques. Les exportateurs turcs font preuve d’une grande flexibilité pour diversifier leurs marchés et les exportations vers l’Europe ont reculé de 47% en septembre 2011 à 38% en septembre 2012. La principale difficulté pour les exportateurs de la région consiste à sélectionner les marchés, les clients et les partenaires commerciaux les plus sûrs. Pour percevoir des revenus d’exportations récurrents, il leur faudra impérativement appréhender les mécanismes du commerce international.
  • Au cours des dix derniers mois, l’exposition au risque de crédit d’entreprises turques couverte par une assurance-crédit a augmenté de 186%. Cette évolution traduit une prise de conscience croissante du rôle de l’assurance-crédit comme outil de gestion financière visant à préserver les flux de trésorerie au sein des stratégies de croissance des exportations. La crise mondiale a contraint les entreprises à jeter un regard critique sur leur activité. L’évolution permanente de l’économie mondiale les oblige désormais à constamment examiner et réviser leurs stratégies, leurs prévisions budgétaires, la gestion de leurs liquidités et de leur solvabilité, mais aussi leurs processus de maîtrise des coûts.


Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes

  • L’année 2013 sera « quitte ou double » pour l’économie mondiale. La zone euro restera en proie à des difficultés. Les Etats-Unis seront confrontés au risque de « falaise fiscale ». Les pays émergents, et particulièrement la Turquie, n’ont pas encore démontré quel rôle ils pourraient jouer en tant que « superpuissance ». L’intermédiation commerciale et la vigueur de la demande intérieure de la Turquie, passerelle entre l’Europe et l’Asie, deviendront de toute évidence les deux axes d’une croissance durable.
  • La Turquie affichera une croissance de 4% de son PIB en 2013, grâce à de solides dépenses publiques et à la réduction de son déficit courant, avec une inflexion en douceur de la demande intérieure, conjuguée à une hausse des exportations.

 

Selon le scénario d’Euler Hermes, la Turquie devrait continuer de bénéficier d’une croissance solide, tirée par différents secteurs clés :

  • La chimie. Représentant pratiquement 9,7% du volume total des recettes d’exportation de la Turquie, les exportations de produits chimiques se sont élevées à 13 milliards de dollars en 2011. Parmi les avantages concurrentiels de la Turquie, citons son rôle de producteur majeur de bore, de chrome et de soude, ainsi que son positionnement logistique.
  • L’automobile. La capacité de production devrait augmenter de plus de 66%, de 1,2 million d’unités produites aujourd’hui à 2 millions d’unités fin 2015, hissant la Turquie au dixième rang des constructeurs automobiles mondiaux.
    Le textile. Ce secteur s’avère extrêmement compétitif en termes de main d’œuvre et de qualité de la production pour les marques mondiales. Sa proximité avec l’Europe et sa production axée sur la qualité sont autant d’avantages concurrentiels.
  • La sidérurgie. La Turquie se hisse au huitième rang des 66 pays producteurs d’acier. Sur le court terme, la croissance rapide de la production sidérurgique devrait marquer le pas en Chine, tandis que la consommation au Moyen-Orient et sur les marchés émergents s’inscrira en hausse sous l’effet des nouveaux investissements réalisés dans les infrastructures, la construction et l’industrie.
  • La construction. Ce secteur devrait se redresser et revenir aux niveaux de 2008, avec d’importants montants budgétés pour des projets d’infrastructures nationales (aéroports, autoroutes, lignes ferroviaires).
  • Les télécommunications et la grande distribution. Ce secteur devrait signer une solide performance grâce à la croissance démographique et à une hausse du revenu par habitant.
  • L’agro-alimentaire. La Turquie se classe au septième rang des producteurs agricoles et parmi les 20 premiers producteurs agroalimentaires mondiaux. Le secteur a représenté 19,8% du PIB en 2011.