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Etude Euler Hermes / DFCG 2015 - Risque de fraude en France: conséquences et enjeux pour l’entreprise

14.04.2016
 
PARIS – le 14 AVRIL 2016 – La DFCG, l’association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion, et Euler Hermes, leader mondial de l’assurance-crédit, se sont associés pour la deuxième année consécutive dans le cadre d’une grande enquête auprès de 150 directions financières sur le risque de fraude en entreprise en France.

« Les résultats de cette nouvelle édition révèlent que les entreprises françaises font face à une véritable explosion du risque de fraude, » explique Eric Lenoir, Président du Comité Exécutif d’Euler Hermes France. « 93% des entreprises interrogées ont été victimes d’au moins une tentative de fraude en 2015; elles étaient 77% lors de l’enquête précédente. »

Il convient d’apprendre à détecter les situations à risques car les fraudeurs investissent du temps et attaquent de manière successive jusqu’à la faille. L’étude souligne ainsi l’intensification de la pression sur les entreprises, puisque 20% d’entre elles ont connus plus de 10 tentatives sur cette même période (contre 17% en 2014).

Dans le top 3 des tentatives de fraude, celle du « faux président » arrive en tête, 55% des entreprises déclarant en avoir été victimes. Suivent d’autres typologies de fraude s’appuyant sur l’usurpation d’identité : les « faux fournisseurs » (47%) ou encore les « faux banquiers, avocats, commissaires aux comptes… » (35%). Les cyber-fraudes telles que les intrusions dans les systèmes informatiques représentent également un risque de taille (32% des répondants). A noter, 18% des entreprises déclarent avoir été victimes de tentatives de fraudes internes.

« Il ne faut pas oublier que les fraudes internes déclarées sont moins nombreuses mais généralement plus sévères, notamment en raison de leur durée et de la difficulté à les détecter, » précise Eric Lenoir.

Face à ce risque, les entreprises se mobilisent. « D’après l’étude, un certain nombre de ces attaques sont déjouées grâce à un bon dosage de sensibilisation et formations internes et de procédures de contrôle interne renforcées, » explique Philippe Audouin, Président de la DFCG. « Nous constatons que le pilotage de la lutte contre la fraude relève très souvent de la responsabilité de la  Direction Financière (dans 53% des cas) ou, dans une moindre mesure, de la direction Générale (24%).»

L’étude souligne néanmoins que 46% des entreprises n’ont en place de dispositif dédié à la lutte contre la fraude et 68% des répondants ne disposent pas de plan d’urgence en cas de fraude avérée.

« Il est essentiel d’agir dans les plus brefs délais et de connaître les contacts d’urgence à activer pour espérer contrecarrer les plans des fraudeurs, » ajoute Philippe Audouin. « Nous sommes conscients que les entreprises n’ont pas toujours les ressources nécessaires pour mettre en place une politique de gestion du risque de fraude complète. Aussi, la DFCG a développé une formation dédiée pour accompagner les directions financières dans l’évaluation et la protection de ce risque. Nos équipes organisent également à Paris et en régions des réunions de sensibilisation à destination de nos adhérents. »

Avec la professionnalisation des fraudeurs et l’évolution des nouvelles technologies, le risque de fraude reste imprévisible ; ainsi, 30% des entreprises interrogées n’ont pas réussi à déjouer toutes les tentatives de fraude (contre 20% en 2014).

« S’assurer contre la fraude reste alors le seul moyen de préserver sa trésorerie et sa rentabilité, » ajoute Eric Lenoir. « Dans la lignée de nos solutions d’assurance-crédit et pour accompagner les PME et ETI dans la sécurisation de leurs actifs, nous avons lancé début 2015 une solution d’assurance qui couvre les pertes consécutives aux fraudes internes, externes et cyber-fraudes, ainsi que certains frais induits ».