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L’Expo Milan 2015, une chance pour l’économie italienne : une étude d’Euler Hermes

05.05.2015
 

 

ROME – Le 5 MAI 2015 – L’Expo Milan fournira une contribution légèrement positive (0,1 %) au PIB italien en 2015. Au total, en tenant compte des effets immédiats, elle pourrait contribuer à hauteur de 0,4 % au PIB grâce au tourisme (15 millions visiteurs attendus), aux recettes d’exportations (+10 % dans certains secteurs), à la production supplémentaire (6 milliards €) et à la création d’emplois (environ 100 000). C’est ce qui ressort des conclusions de l’étude économique « Expo Milano 2015: Made in Italy alla grande? » réalisée par Euler Hermes, leader mondial de l’assurance-crédit.

« L’histoire économique montre que les expositions universelles ont systématiquement marqué des tournants décisifs et créé une dynamique de relance, » explique Michele Pignotti, Directeur général de la région Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient chez Euler Hermes. « Milan et l’Italie sont prêt à assumer ce rôle, et l’Exposition 2015 promet d’être l’un des leviers de la reprise italienne cette année. »

Selon l’étude d’Euler Hermes, l’Exposition sera un instrument parmi d’autres d’un léger redressement en Italie après trois années consécutives de contraction de l’activité. Au nombre des autres instruments, citons :
un regain de confiance induisant une reprise de la consommation privée
la dépréciation de l’euro, avec pour corollaire une hausse des exportations (6 milliards € supplémentaires) en 2015
l’allègement des contraintes financières, s’accompagnant d’une baisse régulière des taux d’intérêt réels des prêts aux PME et d’une reprise de la demande de crédit, et 
la baisse des prix de l’énergie et la réduction du taux d’imposition de l’IRAP (impôt régional italien sur les activités productives) qui bénéficieront aux marges des entreprises.

L’Expo Milan, un moteur d’innovation

L’Expo 2015 devrait favoriser les synergies entre les entreprises étrangères et italiennes font valoir Ana Boata et Andrea Pignagnoli, respectivement economiste spécialiste de l’Europe chez Euler Hermes et économiste chez Euler Hermes Italie, et co-auteurs de l’étude. 

Ainsi, les produits italiens vont bénéficier d’une visibilité accrue et d’une demande supplémentaire de la part des touristes. Plus de 30 % des participants à l’Exposition universelle sont étrangers, et viennent principalement d’Argentine, du Brésil, de Chine, de Turquie, des Émirats arabes unis et des États-Unis. Inversement, l’exposition sera aussi l’occasion pour les produits italiens de conquérir de nouveaux marchés à l’étranger, car les participants à l’Expo pourraient importer des produits italiens et se transformer en « promoteurs » des services italiens dans leur pays. Les secteurs d’exportation traditionnels tels que l’agroalimentaire, l’énergie, les machines et le textile devraient en être les principaux bénéficiaires.

L’Expo 2015. Et après ? 40 % des entreprises nouvellement crées présentent un risque de défaillance

Les retombées de ces grands évènements dépendent souvent de la constance des efforts déployés - avant et après la manifestation – pour en maximiser les bénéfices et limiter les risques. Selon un scénario possible, une fois l’exposition terminée, l’activité devrait décliner, notamment dans les secteurs qui devraient en retirer les plus grands avantages en 2015. Les initiatives publiques visant à pérenniser l’activité après l’exposition seront cruciales pour les quelque 10 000 entreprises créées depuis 2013. Elles le seront d’autant plus en cette période de reprise économique, dans la mesure où les défaillances d’entreprises italiennes vont enfin s’inscrire en baisse après sept années consécutives de hausse : -2 % en 2015 et -5 % en 2016. 

Dans ce scénario, Euler Hermes prévoit une poursuite de la baisse des défaillances en 2017 et 2018. Cela étant, les co-auteurs estiment qu’il existe un risque accru que la baisse de l’activité ne soit pas compensée une fois que l’exposition aura fermé ses portes. Le cas échéant, Euler Hermes s’attend à ce qu’environ 40 % des entreprises nouvellement créées se retrouvent en situation de défaut de paiement. La baisse de l’activité pourrait entraîner la défaillance d’un tiers des entreprises nouvellement créées dans le secteur de la construction en 2017. Ce secteur connait déjà une situation difficile, avec un nombre record de défaillances (3 500 par an : +12 % en 2014). L’impact sur le secteur de l’hôtellerie et de la restauration devrait être moindre; les flux de touristes devraient augmenter après l’Exposition, qui suscitera un regain d’intérêt pour l’Italie. Seule une entreprise sur dix devrait se retrouver en défaut de paiement dans ce secteur en 2017. Au total, dans le pire des cas, ce sont 2 500 entreprises qui pourraient s’avérer défaillantes en 2017 (soit une hausse de 14 % par rapport à 2016) et 1 500 en 2018 (+7 %).


Impact de l’Exposition (y compris les effets immédiats), points de pourcentage du PIB

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Sources: Official sources, Euler Hermes