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Espagne: Les entreprises qui souscrivent une assurance-crédit exportent vers deux fois plus de pays

24.03.2015
 

 

​MADRID – Le 24 MARS 2015 - Solunion, la joint-venture d’assurance-crédit créée par Euler Hermes et MAPFRE, a participé à la conférence « Exporter, une opportunité pour l’économie valencienne », organisée dans le cadre du Salon Forinvest, un évènement majeur en Espagne qui réunit des représentants de la finance et de l’industrie.  Dans sa présentation intitulée « Objectif exportation : une stratégie de croissance », Felipe Buhigas directeur commercial et marketing de Solunion, a expliqué certaines des particularités des marchés export en Espagne, qui représentaient 240 milliards d’euros en 2014, malgré une baisse de 0,5 % par rapport à l’année précédente.

Plus de 50 % des exportations se concentrent dans trois secteurs : les biens d’équipement, l’alimentation et l’automobile. Les secteurs ayant connu la plus forte progression en 2014 étaient les produits énergétiques, les biens de consommation, l’automobile, l’alimentation, les boissons, le tabac, et les produits chimiques. 

« Les entreprises qui souscrivent une assurance-crédit exportent vers deux fois plus de pays que celles qui ne sont pas assurées,»  a expliqué Felipe Buhigas. « Par ailleurs, les entreprises couvertes sont plus innovatrices : 64 % d’entre elles lancent de nouveaux produits, contre 57 % des sociétés non couvertes.»

Daniela Ordóñez, économiste chargée des marchés espagnol, portugais et latino-américains au sein du département de recherche économique d’Euler Hermes a brossé un panorama de l’économie mondiale, précisant que 2015 serait la dernière année avec un PIB inférieur à 3 %. «Si 2014 a été une année décevante, marquée par la déflation et d’importantes disparités dans l’évolution des économies mondiales, 2015 sera conditionnée par l’évolution de la demande, de la liquidité et des politiques monétaires» a-t-elle ajouté. 

L’économiste a également pointé vers la Russie et la Grèce, deux grands défis en 2015, tout en expliquant que la volatilité des taux de change et la faiblesse de la croissance nominale allaient constituer des obstacles majeurs pour l’économie mondiale. Poursuivant sur une note positive, elle a évoqué les marchés boursiers, qui bénéficieront d’une liquidité accrue, la baisse des prix du pétrole, qui se traduira par une légère augmentation des marges pour les entreprises européennes, et la politique d’expansion monétaire promue par la Banque centrale européenne, qui a fait reculer le taux de change euro-dollar (1,1 €) et dont les effets vont progressivement se faire sentir sur les exportations des pays de la zone euro. 

Daniela Ordóñez a détaillé les principaux éléments confirmant la reprise économique de l’Espagne: conditions de financement plus souples et plus favorables, redressement de la demande intérieure et dynamisme du secteur export qui, grâce à l’amélioration de la compétitivité, agit comme moteur de la reprise. Mais elle a également mentionné les facteurs négatifs qui continueront de peser sur l’économie espagnole : pression à la baisse sur les prix qui grève les marges des entreprises, réformes inachevées du système bancaire et du secteur du bâtiment et comportement de paiement des entreprises qui ne s’améliore pas, faute de crédit.