Résultats d’Euler Hermes au premier semestre 2010

29.07.2010
​Le Directoire a présenté les résultats du premier semestre 2010 au Conseil de Surveillance d’Euler Hermes le 29 juillet 2010. Les résultats ont été revus par les commissaires aux comptes et par le Comité d’Audit.
 

Chiffre d’affaires : 1 038,69 millions € - Résultat technique : 120,2 millions € - Résultat opérationnel : 194,1 millions € - Résultat net : 147,4 millions €

« En dépit d’une reprise économique encore fragile, Euler Hermes a vu son chiffre d’affaires progresser de 5,0% entre le premier et le deuxième trimestre 2010, pour s’établir à 1,039 milliards d’euros à fin juin 2010. Parallèlement, le groupe continue d’enregistrer les résultats positifs des plans d’actions mis en œuvre. Son ratio combiné s’est amélioré de façon significative, atteignant 77,5% à fin juin 2010, sous l’influence du ratio de sinistres, lequel, à 47,7%, reflète l’efficacité de nos actions menées sur les activités risques et commercial, a déclaré Wilfried Verstraete, Président du Directoire d’Euler Hermes. Ces bons résultats ont permis d’accroître le taux d’acceptation des risques et d’augmenter ainsi l’exposition du groupe de 40 milliards d’euros au cours des trois derniers mois. Ceci confirme notre volonté d’accompagner nos assurés dans ces temps difficiles. » 
 
 

I. Résultats du premier semestre 2010

 

A. Chiffres-clés (revue limitée)

Le premier semestre 2010 a confirmé la poursuite du rétablissement progressif mais fragile de l’économie mondiale. Dans ce contexte, Euler Hermes a dégagé un résultat net positif de 147,4 millions d’euros au premier semestre 2010, contre 0,7 million d’euros au premier semestre 2009.
 

B. Chiffre d’affaires

Au 30 juin 2010, le chiffre d’affaires d’Euler Hermes s’élève à 1 038,6 millions d’euros, en baisse de 5,4% par rapport à fin juin 2009 à périmètre et taux de change constants. La baisse du chiffre d’affaires varie entre 1,9% et 5,2% sur les principaux marchés, sauf en Europe du Sud où Euler Hermes a décidé de rationaliser le portefeuille commercial en Italie par la non-reconduction de contrats non rentables, ce qui impacte significativement le niveau des primes brutes acquises.
 
A part cet élément non récurrent, la baisse du chiffre d’affaires s’explique principalement par la contraction du chiffre d’affaires des assurés.

C. Résultat opérationnel
Le résultat technique net, excluant les produits financiers, s’élève à 120,2 millions d’euros au premier semestre 2010, contre une perte de 59,5 millions d’euros au premier semestre 2009. Cette amélioration s’explique essentiellement par un niveau de sinistralité moindre.
La charge de sinistres nette s’élève à 263,9 millions d’euros à fin juin 2010, en recul de 50,5% par rapport à la même période 2009. Le ratio des sinistres net s’élève à 47,7% à fin juin 2010, comparativement à 88,4% à fin juin 2009.
 
Au premier semestre 2010, Euler Hermes a bénéficié de boni de liquidation nets au titre des années antérieures. Ces boni nets s’élèvent à fin juin à 94 millions d’euros et résultent principalement d’un fort ralentissement des déclarations de sinistres (plus de 50% par rapport au premier semestre 2009). Ce niveau élevé de boni de liquidation ne pourra pas être maintenu dans la durée.
 
Le ratio de coûts net se détériore de 9,1 points, passant de 20,7% au 30 juin 2009 à 29,8% au 30 juin 2010. Cette évolution s’explique principalement par un niveau plus faible de commissions de réassurance (impact de 1,3 point), un recul des primes nettes (2,2 points) et des accessoires de primes (3,6 points), ainsi qu’un niveau plus élevé des frais d’exploitation nets (2,1 points).
 
Le résultat opérationnel courant s’élève à 120,2 millions d’euros au premier semestre 2010, contre une perte de 59,5 millions d’euros au premier semestre 2009, du fait de l’amélioration du ratio de sinistres.
 
Le ratio combiné après réassurance, à 77,5%, s’améliore de 31,6 points par rapport au premier semestre 2009.
 
Le résultat financier à fin juin 2010 s’élève à 73,9 millions d’euros, en retrait de 21,1 millions d’euros par rapport à la même période de 2009 (95,0 millions d’euros), en raison de moindres plus-values sur portefeuille (-32 millions d’euros) et de revenus de placements plus faibles (-6 millions d’euros), partiellement compensés par un résultat de change supérieur (+17,5 millions d’euros).
 
Conduit par le fort redressement du résultat technique net, le résultat opérationnel courant atteint 194,1 millions d’euros à fin juin 2010, contre 35,4 millions d’euros à fin juin 2009.
Fort de cette solide performance opérationnelle, le résultat net d’Euler Hermes se redresse, à 147,4 millions d’euros à fin juin 2010 contre un résultat à l’équilibre il y a un an.
 

D. Portefeuille financier

Dans un contexte de marchés financiers offrant peu de visibilité, la stratégie financière d’Euler Hermes est restée très prudente. A fin juin 2010, la valeur de marché du portefeuille financier, incluant la trésorerie, progresse pour atteindre 3 633 millions d’euros millions d’euros, contre 3 339 millions d’euros à fin 2009.
 
En dépit des ventes du semestre et de l’évolution des marchés, les plus-values latentes et réserves de réévaluation s’élèvent à 80 millions d’euros à fin juin 2010, en progression par rapport à fin décembre 2009 (70 millions d’euros).
 

E. Perspectives

L’économie mondiale a poursuivi son rétablissement au premier semestre 2010 mais devrait connaître un rythme d’expansion moins vigoureux en 2011. Parallèlement, Euler Hermes prévoit un repli du volume de faillites d’entreprises dans le monde, lequel s’annonce toutefois plus modéré (-3% en 2010 et -5% en 2011) que les hausses historiques de défaillances constatées en 2008 et 2009. Les défaillances ne devraient pas retrouver leur niveau d’avant-crise.
 
Dans ce contexte économique offrant peu de visibilité, Euler Hermes a pour objectif de conserver son niveau de rentabilité tout en accompagnant ses clients. En outre, Euler Hermes prévoit d’optimiser ses coûts dans les années à venir en réalisant des gains de productivité dans tous les domaines opérationnels.
 

II. Résultats du deuxième trimestre 2010

 

A. Chiffres-clés

Au deuxième trimestre 2010, Euler Hermes a enregistré un chiffre d’affaires de 533 millions d’euros, en progression de 5% par rapport au premier trimestre 2010 (505 millions d’euros) mais en baisse de 1% comparativement au deuxième trimestre 2009 (-2,4% à périmètre et taux de change constants).
 
Euler Hermes a bénéficié d’une sinistralité favorable au deuxième trimestre 2010. La charge de sinistres nette a baissé, conduisant à une amélioration du ratio de sinistres net, à 38% au deuxième trimestre 2010, contre 58,1% au premier trimestre 2010 et 93,3% au deuxième trimestre 2009. Les boni nets se sont élevés à 62 millions d’euros sur le trimestre et reflètent un nombre de déclarations de sinistres moins élevé que prévu.
 
Le ratio de coûts net se détériore de 5,5 points au deuxième trimestre 2010 comparativement à la même période de 2009 (de 22,3% à 27,8%). Cette évolution s’explique principalement par le recul des accessoires de primes (impact de 2,7 points), un niveau plus faible des commissions de réassurance (1 point) ainsi que des frais d’exploitation plus élevés (1,4 point). Comparativement au premier trimestre 2010, le ratio de coûts net s’améliore grâce à un niveau plus élevé des primes et des accessoires de primes.
 
Le résultat technique net s’élève à 95,8 millions d’euros au deuxième trimestre 2010, en progression de 71,3 millions d’euros par rapport au premier trimestre 2010 et de 144,2 millions d’euros par rapport à la même période de 2009. Cette amélioration s’explique par un niveau moins élevé de charge de sinistres sur l’année en cours et sur années antérieures.
 
Le résultat financier s’établit à 28 millions d’euros au deuxième trimestre 2010.
Soutenu par cette solide performance opérationnelle, le résultat net d’Euler Hermes progresse au deuxième trimestre 2010 pour atteindre 99,8 millions d’euros à fin juin 2010, contre 47,6 millions d’euros au premier trimestre 2010.
 

B. Chiffre d’affaires par région (sur base des primes acquises)

Plus de détails dans les documents joints.