Résultats 2010 d’Euler Hermes

15.02.2011
​Le Directoire a présenté les résultats consolidés 2010, revus par le Comité d’Audit et des Risques et audités par les Commissaires aux Comptes, au Conseil de Surveillance d’Euler Hermes ce 15 février 2011.
 

Chiffre d’affaires : 2 148 millions d’euros - Résultat technique : 349 millions d’euros - Résultat opérationnel courant : 472 millions d’euros - Résultat net : 294 millions d’euros

​Le chiffre d’affaires d’Euler Hermes a progressé pour le quatrième trimestre consécutif, s’établissant à 567 millions d’euros, en hausse de 4,6 % par rapport au troisième trimestre 2010 (542 millions d’euros) et de 16 % par rapport au quatrième trimestre 2009, le point le plus bas atteint durant la crise. Sur l’ensemble de l’exercice 2010, le chiffre d’affaires ressort à 2 147,7 millions d’euros, en progression de 3 % par rapport à 2009. Le résultat net 2010 s’élève à 294 millions d’euros.

 

« Notre stratégie qui consiste à placer nos assurés au cœur de notre développement porte ses fruits. En 2010, les clients d’Euler Hermes ont bénéficié d’une hausse des garanties octroyées tandis que le chiffre d’affaires du Groupe s’est redressé tout au long de l’année. Dans ce contexte, la nouvelle production a atteint le montant record de 259 millions d’euros. Dans l’assurance-crédit, le taux de rétention des clients a progressé de 82% à 85 %. Grâce à l’amélioration de son ratio de sinistralité et à la solidité de son résultat financier, le Groupe enregistre un résultat opérationnel courant de 472 millions d’euros, contre 84 millions d’euros en 2009 », a déclaré Wilfried Verstraete, Président du Directoire d’Euler Hermes.

 

I. Résultats de l’exercice 2010

 

A. Chiffres-clés

La reprise économique mondiale s’est confirmée en 2010. Dans ce contexte, Euler Hermes a enregistré un résultat net de 294,5 millions d’euros, contre 19 millions d’euros en 2009. Cette forte hausse s’explique essentiellement par l’amélioration du ratio combiné, qui a reculé de 104,7 % à 68,7 % grâce à la contraction de 40 points du ratio de sinistralité net.
 
Ce recul considérable de la sinistralité – qui comprend les sinistres de l’année 2010 et les boni de liquidation au titre des années antérieures – reflète les mesures mises en œuvre par Euler Hermes depuis le début de la crise, en matière de gestion du risque et de politique commerciale.
 

B. Chiffre d’affaires

En 2010, le chiffre d’affaires s’est établi à 2 147,7 millions d’euros, en hausse de 3,0 % par rapport à 2009 et de 1,4 % à taux de change constant, sous l’effet principalement de l’appréciation du dollar US et de la livre sterling.
 
Par rapport à 2009, le chiffre d’affaires a progressé dans toutes les régions, excepté en Europe du Sud, laquelle a subi les effets différés des réductions de portefeuille initiées en 2009. Cette croissance du chiffre d’affaires s’explique par un volume record de nouvelle production (259 millions d’euros), l’augmentation de 82 % à 85 % du taux de rétention des clients et le relèvement des taux de primes depuis deux ans, autant d’éléments qui ont permis de compenser le recul du chiffre d’affaires des assurés. Depuis le deuxième trimestre 2010, Euler Hermes observe toutefois un redressement continu du chiffre d’affaires des assurés dans les principaux pays où le Groupe est implanté, ce rebond restant cependant fragile en Allemagne.
 

C. Résultat opérationnel courant

Hors résultat financier, le résultat technique net s’établit à 348,6 millions d’euros fin 2010, à comparer avec une perte de 64,8 millions d’euros un an plus tôt. Cette amélioration traduit principalement le recul du taux de sinistres net.
 
A 480,3 millions d’euros, la charge des sinistres nette s’inscrit en baisse de 47 % par rapport à l’année précédente. Le ratio des sinistres net a chuté à 42,1 %, contre 82,1 % fin décembre 2009. Cette amélioration reflète l’impact positif des boni de liquidation au titre des années antérieures (+194,9 millions d’euros) ainsi que la baisse des charges de sinistres rattachés à 2010.
 
Par rapport à 2009, année caractérisée par la crise, la sinistralité a fortement chuté en 2010, atteignant un plancher au troisième trimestre 2010. Les déclarations de sinistres ont de nouveau augmenté au quatrième trimestre, signe que la très faible sinistralité observée en 2010 n’est pas un phénomène durable.
 
A 870 millions d’euros, les charges techniques brutes ont augmenté de 3,9 % par rapport à 2009. Le ratio de coûts net accuse une hausse de 3,9 points, passant de 22,6 % à 26,5 % fin 2010. La hausse des primes nettes acquises (0,6 point) n’a pas suffi à compenser l’augmentation des charges (+2,9 points) et la diminution des commissions (+1,6 point).
Le ratio combiné après réassurance ressort à 68,7 % en 2010, en amélioration de 36,1 points par rapport à 2009.
 
En 2010, les produits financiers nets de charges se sont élevés à 123,2 millions d’euros, en repli de 25,2 millions par rapport à 2009. Cette diminution s’explique par la baisse des plus-values réalisées   (-46,6 millions d’euros), en partie compensée par des effets de change positifs (22,5 millions d’euros). En 2010, le Groupe a enregistré 25,6 millions d’euros de plus-values, essentiellement réalisées sur les portefeuilles d’immobilier, d’obligations et d’actions.
 
Grâce au redressement du résultat technique net, le résultat opérationnel courant est passé de 83,6 millions d’euros en 2009 à 471,9 millions d’euros en 2010.
 

D. Portefeuille financier

Fin décembre 2010, la valeur de marché du portefeuille financier du Groupe a augmenté de 428 millions d’euros, à 3 768 millions d’euros.
 
Les plus-values latentes et réserves de réévaluation ont diminué de 25,3 millions d’euros à 76,4 millions d’euros, du fait essentiellement de la réalisation de 25,6 millions d’euros de plus-values pendant l’année. En 2010, les difficultés de refinancement de certains pays européens ont entretenu un climat de volatilité sur les marchés obligataires, une situation dont n’a pas pâti Euler Hermes grâce à sa faible exposition aux pays concernés et à la duration courte de son portefeuille. Fin 2010, les plus-values latentes représentaient 2 % du portefeuille financier.
 

E. Charges exceptionnelles

En 2010, Euler Hermes a comptabilisé 72,5 millions d’euros de charges de restructuration au titre du projet Excellence. Programme de transformation sur trois ans, « Excellence » vise à renforcer l’avantage concurrentiel du Groupe à long terme, en améliorant sa productivité, sa flexibilité et la satisfaction des clients. Le client est ainsi placé au cœur des priorités grâce à un nouveau modèle de service, à même d’accroître le taux de satisfaction. Euler Hermes a également enregistré 10,4 millions d’euros de charges de restructuration suite à la décision de mettre un terme à l’activité retail en Belgique.
 

F. Résultat net

Le rebond du résultat net, qui s’inscrit à 294,4 millions d’euros fin 2010 contre 19 millions d’euros un an plus tôt, témoigne également de la qualité des performances opérationnelles du Groupe.
 

G. Dividende

Sur la base d’un résultat net de 6,73 euros par action, le Directoire d’Euler Hermes recommandera au Conseil de Surveillance le versement d’un dividende de 4 euros par action, soit un taux de distribution de 59,4 % du résultat net 2010.
 

H. Fonds propres

Fin décembre 2010, les fonds propres consolidés du Groupe s’établissaient à 2 148,4 millions d’euros, contre 1 816,5 millions au terme de l’exercice 2009, sous l’effet principalement de la hausse du résultat net.
 

II. Perspectives

 
La reprise observée en 2010 se poursuit début 2011. La situation est toutefois contrastée puisque la croissance du PIB s’est établie en moyenne à 5,5 % dans les pays émergents mais à 1,7 % seulement dans les pays de l’OCDE. Dans ce contexte, Euler Hermes est convaincu que la demande d’assurance-crédit demeurera solide.
 
Le Groupe estime par ailleurs qu’il sera en mesure d’accroître la fidélisation des clients en les plaçant au cœur de son organisation. Néanmoins, la concurrence sur les prix s’intensifie et pourrait à terme compromettre l’adéquation risque-prix. Les diverses mesures prises par Euler Hermes pendant la crise lui ont permis d’établir une juste rémunération du risque, que le Groupe entend défendre.
 
Malgré une hausse attendue de la sinistralité et un environnement macro-économique qui reste incertain, Euler Hermes anticipe de nouveau de solides performances en 2011.
 

III. Résultats du quatrième trimestre 2010

 
Au quatrième trimestre 2010, Euler Hermes a enregistré un chiffre d’affaires de 566,9 millions d’euros, en hausse de 4,6% par rapport au trimestre précédent (542 millions d’euros) et de 16% par rapport au quatrième trimestre 2009, plancher absolu pour le Groupe. Grâce à une politique proactive auprès des clients, le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a atteint un niveau sans précédent, confirmant la reprise amorcée au premier trimestre 2010.
 
En termes de sinistralité, la plupart des boni de liquidation ont été comptabilisés aux deuxième et troisième trimestres. Le montant net des boni de liquidation enregistrés au quatrième trimestre s’est établi à 12 millions d’euros, faisant ressortir un taux de sinistralité liée aux exercices antérieurs plus élevé au quatrième trimestre qu’aux deux trimestres précédents. En revanche, le taux de sinistralité de l’année ressort à 50% au quatrième trimestre, contre 59% au troisième trimestre et 60% au deuxième trimestre.
 
Par rapport à la même période l’an dernier, le ratio des coûts net s’est amélioré de 2,1 points (de 24,4% à 22,3%), sous l’effet principalement de l’augmentation des primes et des commissions (-5,9 et -2,4 points respectivement), qui a compensé la contraction des commissions de réassurance et la hausse des charges brutes (+4,1 et +2,1 points respectivement).
 
Le résultat technique net de la période ressort à 92,8 millions d’euros, en hausse de 86,5 millions d’euros par rapport à l’an dernier.
 
Le résultat financier s’établit à 20,5 millions d’euros, un niveau inférieur à celui des trimestres précédents, la plupart des plus-values ayant été réalisées en début d’année.
 
Le résultat net du quatrième trimestre ressort à 38,6 millions d’euros, traduisant d’une part la solidité des performances opérationnelles mais d’autre part, l’absence de boni de liquidation substantiels au cours de la période et la comptabilisation de charges de restructuration liées au projet Excellence.