L’économie mondiale donne des signes de reprise malgré les difficultés de la zone euro

23.01.2013
 
A l’aube de cette 6ème année consécutive de crise, Euler Hermes prévoit une reprise progressive de l’économie mondiale, mais seulement à compter du second semestre 2013. Sur l’ensemble de l’année, le PIB  mondial devrait connaître une croissance modeste de 2,5 % par rapport à 2012 (+2,4 %), les difficultés de la zone euro l’empêchant de renouer avec son rythme d’avant-crise.
 
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  • La croissance mondiale devrait légèrement s’améliorer en 2013, à 2,5 %, avant d’accélérer en 2014 pour atteindre 3,2 %
  • Les perspectives de croissance de la zone euro restent sombres pour 2013 ( 0,1 %) mais devraient s’éclaircir en 2014 (+1,4 %)
  • Plus de la moitié de la croissance mondiale sera attribuable aux pays émergents
  • Les défaillances d’entreprise devraient continuer d’augmenter en 2013 : +4 % après une hausse de 1 % en 2012.
 

Zone euro : la lumière au bout du tunnel ?

 
La zone euro devrait rester en récession en 2013 et accuser une contraction de 0,1 % de son PIB (après -0,5 % en 2012) dans la mesure où les besoins excessifs de financement des gouvernements (notamment dans les pays périphériques du Sud de l’Europe : Espagne, Grèce, Italie), le manque de compétitivité, l’insuffisance des créations d’emplois et les déséquilibres intérieurs continuent de peser sur l’économie.
 
« Bien que la zone euro connaisse toujours une période difficile sur le plan économique, sociale et politique, nous observons des signes positifs », affirme Wilfried Verstraete, Président du Directoire du groupe Euler Hermes. « 2012 a été une année de progrès concernant l’intégration des membres de la zone euro, à l’instar de la ratification du Mécanisme européen de stabilité (MES). Toutefois, il manque encore un véritable engagement pour soutenir le secteur privé, ce qui ne permet toujours pas d’anticiper une franche reprise de la zone euro. Pour cela, nous tablons uniquement sur une légère amélioration de la croissance de la zone euro, à +1,4 %, en 2014. »
 

Les pays émergents demeurent le moteur de la croissance mondiale

 
En 2012, malgré un recul d’activité de 1,3 point de pourcentage, les pays émergents ont continué de tirer l’économie mondiale, forts d’une croissance de 4,5 %. Cette année, ils devraient voir leur PIB progresser d’environ 5 % et représenter ainsi plus de la moitié de la croissance mondiale (1,9 point en 2013, puis 2,1 points en 2014).
 
« Bien qu’elle ait vu sa croissance reculer de 9,2 % en 2011 à 7,6 % en 2012, la Chine reste indiscutablement le principal contributeur à la croissance mondiale », souligne Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. « A l’instar du reste de l’Asie, la Chine sera confrontée à des surcapacités de production liées à la baisse des débouchés commerciaux en Occident, ainsi qu’à des pressions inflationnistes dues à sa politique monétaire expansionniste. Cependant, la demande mondiale devrait connaître une amélioration et le PIB chinois devrait, dans ce contexte, augmenter de 8 % en 2013, puis de 8,2 % en 2014. »
 
En comparaison, la croissance des économies avancées reste atone (+1,1 % en 2012, +1 % en 2013) et contrastée :
  • Les Etats-Unis (+2,2 % en 2012, +1,9 % en 2013) continuent d’enregistrer une croissance modérée, bien que les inquiétudes relatives au « précipice budgétaire » aient mis un frein aux investissements des entreprises
  • Le Royaume-Uni (-0,1 % ; +0,8 %) et le Japon (+1,7 % ; +0,3 %) se heurtent à des obstacles.
  • La majorité des pays de la zone euro voient leur PIB stagner ou se contracter.

 

L’augmentation des défaillances d’entreprise s’accélère à l’échelle mondiale

 

Pour la deuxième année d’affilée, les défaillances d’entreprise devraient augmenter à l’échelle mondiale en 2013 (+4 % après une hausse de 1 % en 2012). Leur diminution en 2010-2011, après un bond de 57 % consécutif à la crise mondiale sur la période 2007-2009, s’est avérée de courte durée et de portée réduite (-9 % sur 2010 et 2011). Le repli de l’activité à partir de 2011 s’est rapidement accompagné d’une reprise de la tendance haussière des défaillances d’entreprise.

 

Euler Hermes a identifié deux tendances majeures en 2012 :

  • Une baisse des défaillances d’entreprise à la fois dans la zone Amériques (12 %) - l’augmentation des faillites au Brésil ayant été plus que compensée par leur chute substantielle aux Etats-Unis et au Canada – et en Asie, à quelques exceptions près (Singapour, Australie, Taïwan).
  • Une hausse des défaillances d’entreprise en Europe, sensible en France (+2 %) et en Europe du Nord (+4 %) mais particulièrement prononcée dans les pays méditerranéens (+22 %) – l’Allemagne (-1 %) et le Royaume-Uni (-6 %) constituant les principales exceptions.

 

Ainsi que l’explique Wilfried Verstraete, « les défaillances d’entreprises, prévues en hausse de 4 % cette année, seront une fois de plus bien supérieures à leur niveau d’avant la crise de 2008-2009. A nos yeux, cette tendance représente l’un des principaux risques à surveiller en 2013, au même titre que l’inflation issue des politiques monétaires expansionnistes et que les risques politiques qu’entraîne la récession dans la zone euro. »

 
 
 
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