Euler Hermes relève ses notes de risque sur 11 pays

09.07.2014
Euler Hermes, leader mondial en assurance-crédit, annonce le relèvement de ses notes de risque sur 11 pays : la Côte d’Ivoire, l’Espagne, la Grèce, la Hongrie, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Nicaragua, le Nigeria, le Portugal et la Serbie.
 
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Infographie interactive : survolez les pays concernés pour découvrir les explications associées aux relèvements de note...

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Côte d'Ivoire : D4 --> D3


La reprise a gagné de l’élan, à l’image d’une situation politique de plus en plus stabilisée.
Les réserves de change et la couverture des importations sont maitrisés, en nominal.
Les ratios et le service de la dette extérieure sont bas sous l’effet de mesures d’effacement et de rééchelonnement de la dette.
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Nigeria : D4 --> D3


Les indicateurs de financement et de dette extérieurs de la première économie d’Afrique atteignent des niveaux plus raisonnables et la croissance du PIB est solide, ce qui permet une atténuation des risques à court terme.
Néanmoins, un certain nombre de fragilités continuent de peser sur les perspectives à moyen terme, qu’il s’agisse des risques en matière de sécurité des personnes et des entreprises ou de l’environnement peu propice aux affaires.
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Espagne : A3 --> A2


Redressement des perspectives économiques et baisse des défaillances d’entreprises depuis 2013 après six années de forte hausse.
La demande intérieure devrait se raffermir et alimenter la croissance. Les finances publiques demeureront toutefois à des niveaux critiques, la dette publique dépassant les 100% du PIB et le déficit budgétaire ressortant à -6% du PIB en 2014.
Le taux d’inflation devrait rester très faible, ce qui pourrait faire obstacle au désendettement des secteurs public et privé.
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Portugal : B3 --> B2


Amélioration des perspectives économiques grâce au redressement de la demande intérieure et des exportations, en raison notamment d’un renforcement de la compétitivité.
Les défaillances d’entreprises diminuent depuis 2013. La sortie en mai du programme conjoint UE/FMI n’est pas sans difficultés compte tenu de l’ampleur de la dette publique et du déficit budgétaire.
Le taux d’inflation devrait rester très bas, ce qui pourrait faire obstacle au désendettement des secteurs public et privé.
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Inde : B2 --> B1


Amélioration des perspectives de croissance, réaction efficace en termes de politique monétaire.
L’afflux de capitaux a récemment redémarré et devrait se maintenir, soutenant la reprise des investissements intérieurs.
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Italie : A3 --> A2


Les perspectives économiques s’améliorent et les défaillances d’entreprises devraient reculer à compter du second semestre 2014.
Les entreprises devraient bénéficier d’un redressement du crédit et des dépenses des ménages en 2015.
Le pays entre dans une période de stabilité politique, mais des difficultés demeurent à moyen terme.
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Grèce : B4 --> B3


Amélioration des perspectives économiques, stabilisation de la tendance des défaillances d’entreprises.
Les pressions financières se sont nettement allégées et le pays a procédé en avril à une émission d’obligations à long terme pour la première fois depuis 2010.
La baisse des prix à la consommation et la situation du secteur bancaire constituent encore d’importants risques à la baisse à court terme.
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Hongrie : C3 --> B2


Les déséquilibres extérieurs et les perspectives de croissance se sont régulièrement améliorés.
La croissance du crédit est sous contrôle et les pressions inflationnistes se sont atténuées, ouvrant la voie à deux années d’assouplissement monétaire continu visant à soutenir la reprise.
Pour autant, l’économie est encore vulnérable à des chocs externes.
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Nicaragua : D4 --> D3


La politique budgétaire s’est assainie. Un large éventail de réformes fiscales, mises en œuvre en 2012, a permis d’améliorer la collecte et la gestion des impôts, de fixer des limites de dépenses et d’accroître les recettes fiscales.
Les fragilités externes restent toutefois importantes.
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Serbie : D4 --> D3


L’économie est sortie de la récession. Le taux de change s’est stabilisé et l’inflation devrait rester faible jusqu’en 2015.
Les réserves de change sont adéquates. Le pays reste en proie à différents problèmes structurels (tels que le profil de ses exportations), une demande intérieure atone dans un contexte de contraction du crédit et de chômage élevé, une dégradation des finances publiques et une lourde dette extérieure.
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Irlande : BB3 --> BB2


Les perspectives économiques se redressent et les faillites diminuent depuis 2013, même si leur niveau reste élevé. Le pays a reconquis son indépendance financière et achevé la restructuration de son secteur bancaire. Néanmoins, des fragilités demeurent. Le stock excessif de dette constitue le principal défi à moyen terme.
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« La croissance du PIB mondial devrait se redresser légèrement en 2014 (+2,8%), même si le rythme de la reprise devrait rester inférieur à 3% pour la troisième année consécutive », observe Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. « Compte tenu de l’amélioration progressive des perspectives économiques mondiales, Euler Hermes a relevé ses notes sur 11 pays. Néanmoins, bien que les défaillances d’entreprises soient attendues en baisse de 8% en 2014, elles demeurent supérieures de 13% à leur niveau d’avant crise ; la récession de 2009 n’a pas encore été absorbée. »

 

Les économies avancées sont revenues dans le jeu et devraient enregistrer une croissance de près de 2% en 2014, soit la plus forte depuis 2010. Après deux années de contraction de l’activité, la zone euro devrait connaître une amélioration (+1%), les grands pays de la région affichant tous une croissance positive. Les exportations devraient aider les pays du sud de la région sortir de la récession.

 

Les pays d’Europe centrale, de leur côté, bénéficieront pour la plupart de la reprise de la zone euro. Les marchés émergents demeurent des contributeurs essentiels à la croissance mondiale (+4,3% en 2014), malgré un ralentissement des perspectives de croissance de plusieurs grandes économies comme le Brésil, la Chine, la Russie, l’Afrique du Sud et la Turquie. L’Inde devrait faire exception, avec une accélération de la croissance à 5,6% en 2014.

 

« Ce ralentissement hors zone euro affecte la contribution de l’export à la croissance française, qui elle-même peine à redécoller (+0,7% prévu en 2014) », commente Nicolas Delzant, Président du Directoire d’Euler Hermes France. « Pour autant, l’amélioration de la situation de ces 11 pays est une bonne nouvelle pour les entreprises françaises exportatrices, ces marchés représentant de nouvelles opportunités de débouchés ». 

 
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