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Automobile : le marché mondial retrouve son rythme de croisière

21.09.2012
  • ​Le marché mondial de l’automobile devrait confirmer sa bonne tenue avec 4% de croissance en 2012 et 2013.
  • La production se déplace vers les nouvelles économies, au détriment des pays industrialisés.
  • Le marché américain connaît une résurrection avec 12% de croissance cette année et une rentabilité retrouvée.
  • Le Japon souffre du yen fort.
  • La dépression du marché européen, touché par la crise et les surcapacités, s’installe : sa croissance devrait chuter de 6% en 2012.
 

Analyse sectorielle de l’assureur-crédit Euler Hermes

​En dépit du ralentissement économique, le secteur automobile reste bien orienté au niveau mondial avec une croissance saine prévue de 4% en 2012 et 2013. La production de véhicules particuliers et commerciaux devraient atteindre 83,3 millions unités cette année, et près de 87 millions l’an prochain. L’industrie doit sa bonne tenue aux pays émergents, Chine et Inde en tête.


« Dans un marché mondial automobile qui affiche une croissance stable, l’Europe est à la traîne. Plus que jamais, une présence internationale et adaptée des constructeurs est indispensable. Elle permet de dégager une bonne rentabilité, et ainsi de financer investissement et recherche », commente Wilfried Verstraete, président du directoire d’Euler Hermes. « Les constructeurs américains ont, sur ce plan, réussi un véritable retournement depuis la crise. Ce marché devrait croître de 12% en 2012, et leur permettre d’atteindre une rentabilité de 4,7%. »

 

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Bouleversement des équilibres géographiques


« Nous assistons à un déplacement important de la production et de la consommation automobiles vers les nouvelles économies où les coûts de production ainsi que les taux d’équipement sont encore bas et où, en même temps, le revenu par habitant augmente », explique Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. Ainsi, de 2007 à 2011, la production automobile a connu un bond de +107,4% en Chine, +74,7% en Inde, +27,9 au Mexique, +14,4 au Brésil et +14% en Corée du Sud. A l’opposé, les marchés traditionnels, à l’exception de l’Allemagne (+1,6%) n’ont cessé de baisser : Royaume-Uni (-16,4%), Espagne (-18,5%), Etats-Unis (-19,7%), France (-23,9%), Japon (-27,6%) et Italie (-38,5%).
 

Stabilisation de la croissance des marchés automobiles émergeants


Chine : Parmi les émergeants, la Chine a connu une réelle euphorie de l’automobile en 2009-2010. En 2012-2013 la Chine revient à un rythme de croissance plus saine, autour de +6%. Avec un taux d’équipement qui ne dépasse actuellement pas les 5%, ce pays conserve un très fort potentiel de croissance.

Inde : Le marché de l’automobile y reste encore assez modeste (2,1 millions d’immatriculations en 2012) et la croissance annuelle devrait s’établir autour de +5% en 2012-2013.

Brésil : Le marché se trouve stimulé cette année d’une baisse de la taxe sur les produits industrialisés. La croissance devrait atteindre +7% en 2012 avant de se stabiliser autour de 4% l’an prochain.

Russie : Les perspectives du marché russe sont également fortes du fait d’un taux d’équipement autour de 25% et d’un parc automobile ancien (>10 ans en moyenne). Euler Hermes table sur une croissance de +11% en 2012 et +5% en 2013.

Turquie : A cause de sa forte dépendance de la zone euro, la production automobile turque se contracte de plus de 10% sur 2012. Cependant, les perspectives à moyen terme restent favorables, le taux d’équipement s’affichant à 10% actuellement.
 

Résurrection de l’industrie automobile américaine


Tandis que nous assistons à une véritable résurrection de l’industrie automobile aux Etats-Unis, la compétitivité du Japon est fragilisée par l’appréciation du yen.

Etats-Unis : Le marché poursuit de manière impressionnante son redressement entamé en 2009. Cette année, la croissance devrait atteindre +12% ; et +5% en 2013. Même si, en nombre d’immatriculations, ce marché reste encore inférieur par rapport à l’avant-crise, les constructeurs américains affichent une belle rentabilité (4,7% en 2012, 5,5% en 2013). Depuis deux ans le secteur a crée 100 000 emplois – après avoir subi toutefois une division par deux des effectifs entre 2000 et 2009 lors des restructurations violentes.

Japon : 2011 avait été une année très dure pour le Japon, marquée par le tremblement de terre et le tsunami. La production automobile avait fortement chuté. Toutefois, depuis la mi-2008 le secteur lutte surtout aussi avec un renchérissement du yen qui a entraîné une forte perte de compétitivité ainsi qu’un déplacement de la production vers les Etats-Unis et l’Europe.
 

L’Europe en panne


Baisse d’immatriculations, surcapacités, augmentation du nombre d’acteurs – c’est l’automobile européenne, surtout au sud, qui connaît le plus de difficultés actuellement. Le marché devrait se contracter de -6% en 2012, et encore de -2% à -3% en 2013. Les volumes de production sont aujourd’hui de 20% inférieurs à leur niveau d’avant-crise, l’équivalent d’une perte de 3,5 millions d’unités. Ceci laisse présager que les nécessaires adaptations et restructuration du secteur ne font que commencer.
 

Italie : La production de véhicules particuliers a été devisée par deux depuis 2007.

Espagne : La production automobile espagnole évolue au gré du marché européen. Elle affiche une baisse de -26% entre 2005 et 2011. Le marché continue de décliner, il a été plus que divisé par deux, à 750 000 unités, par rapport à son niveau d’avant-crise.

France : L’effondrement du marché européen a aussi touché les constructeurs français. La production de véhicules particuliers a été devisée par deux depuis 2005 et tangente les 1,6 millions d’unités en 2012. « Malgré les délocalisations et les compactages d’usines, la rentabilité des constructeurs français continue à se dégrader (1% en 2012, 2% en 2013). Le temps est venu d’adapter les coûts fixes au volumes produits », explique Yann Lacroix, responsable des études sectorielles Euler Hermes.

Allemagne : Seule la production allemande tire son épingle du jeu en Europe. Elle demeure à un niveau presque aussi élevé qu’avant la crise, même si l’on sent un léger essoufflement du fait de la mauvaise conjoncture européenne. Les constructeurs allemands, très rentables, aussi grâce à leur positionnement premium, compensent la baisse du marché européen par leurs activités internationales, notamment leur forte croissance en Chine et aux Etats-Unis (respectivement le 1er et 2e marché de l’Allemagne avec 2,7 et 1 million d’unités).

 

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