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Augmentation des impayés dans les entreprises italiennes en 2012

27.02.2013
À fin 2012, la fréquence des impayés, c’est-à-dire le nombre de défauts de paiement dans le secteur privé en Italie, était en hausse de 15 %, tandis qu’en termes de valeur, c’est-à-dire de montant moyen en souffrance, on constatait une baisse voire un début d’inversion de tendance (-3 %). Le taux d’impayés à l’exportation est resté stable entre 2011 et 2012, mais le montant moyen des impayés s’est détérioré (+16 %).
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  • La hausse des impayés dans les entreprises italiennes reflète un ralentissement de la croissance économique nationale (PIB en baisse de 2,2 % en 2012 et de 0,8 % en 2013).
  • En 2012, la fréquence des défauts de paiement sur le marché national s’est accrue de 15 % par rapport à 2011, et le montant des impayés à l’exportation a progressé de 16 %.
  • D’un point de vue sectoriel, l’agroalimentaire souffre de la forte volatilité des prix, le transport est lourdement pénalisé par le prix de l’essence et l’automobile continue de pâtir d’une baisse de la demande. Les nouvelles sont un peu meilleures pour le secteur des électroménagers, les foyers italiens commençant à s’équiper de nouveaux produits high-tech.
  • L’Émilie-Romagne, le Piémont et les Marches sont les régions les plus touchées par la dégradation des indicateurs.
  • Situation début 2013 : poursuite de l’augmentation des impayés, à un rythme toutefois légèrement moins soutenu qu’en 2012. Quelques signaux positifs sur le marché des exportations : en janvier le montant moyen des impayés a diminué dans les secteurs du textile et de la mécanique.

« Le net recul de la consommation des ménages et les restrictions d’accès au crédit, conjugués au lourd endettement des entreprises ont créé les conditions idéales d’une hausse des impayés interentreprises en Italie », selon Michele Pignotti, responsable de la région Pays méditerranéens, Afrique et Moyen-Orient chez Euler Hermes. Il ajoute que « de nombreux secteurs en font les frais : l’agroalimentaire en particulier, pénalisé par l’inefficacité de sa chaîne de distribution et la hausse des coûts des opérateurs, le transport, qui subit les conséquences de l’augmentation du prix de l’essence, et l’automobile qui pâtit d’une forte baisse de la demande. L’électroménager est le seul secteur montrant des signes d’embellie, les foyers italiens commençant à s’équiper en nouveaux produits high-tech. »

Pour les exportateurs italiens, la situation s’est dégradée avec la hausse du montant moyen des impayés, notamment dans les secteurs de la chimie, des matières premières, de la mécanique et de la métallurgie, comme l’explique Michele Pignotti. Les pays qui affichent le plus fort taux d’impayés vis-à-vis des exportateurs italiens sont la France, l’Allemagne, la Pologne, la Roumanie et la Turquie, entre autres.

D’après le rapport d’Euler Hermes sur les tendances en matière d’impayés, les premières données de 2013 indiquent que les défauts de paiement continuent d’augmenter sur le marché national, malgré un léger ralentissement par rapport à 2012. On note toutefois quelques signes encourageants au chapitre des exportations en janvier, le montant moyen des impayés ayant reculé dans les secteurs du textile et de la mécanique.

Le rapport précise également que le pire de la crise internationale est derrière nous. La croissance mondiale devrait augmenter de 2,5 % en 2013 et de 3,2 % en 2014. En 2013, plus de la moitié de la croissance mondiale sera officiellement attribuable aux marchés émergents (Chine + 7,6 %, Inde + 5,5 %), qui contribueront collectivement à près de 1,9 point (soit 75 % du total) et de 2,1 points en 2014 (soit 60 % du total). Dans un climat d’incertitude politique, la conjoncture économique en Italie s’est dégradée au troisième trimestre 2012. Les prévisions pour 2013 pointent vers une croissance négative (- 0,8 %). La production industrielle a chuté en 2012 et l’on s’attend à une récession dans les premiers mois de l’année 2013.

Le rapport d’Euler Hermes sur les impayés est une étude trimestrielle sur la capacité des entreprises italiennes à honorer leurs paiements. Les analyses régionales sont présentées par secteur d’activité et sont basées sur les paiements journaliers effectués par les 450 000 acheteurs italiens composant la base de données d’Euler Hermes. L’étude comprend des prévisions sur les cycles et les tendances économiques, ainsi que le décryptage de scénarios financiers et économiques complexes. Basé sur les indicateurs de tendance – fréquence (nombre) et gravité (montant moyen) des impayés – le rapport est également une source de statistiques annuelles et un outil de comparaison avec les niveaux précédant la crise de 2007.

Les activités d’Euler Hermes en Italie ont débuté en 2002, avec l’acquisition de la SIAC (Società italiana Assicurazione Crediti), spécialiste italien de l’assurance-crédit depuis 1927. Euler Hermes Italie emploie 400 personnes au siège social à Rome et dans ses agences régionales. Son portefeuille de clients comprend plus de 4 500 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs.

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